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Mesurer et Agir


Frédéric Élie

24 mai 2000

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Nous avons tous le « nez dans le guidon » dans nos actions et nos réflexions parce que nous ne pouvons nous attacher qu’à un aspect de la vie : celui qui nous intéresse parce qu’il touche ce dans quoi nous avons investi la plus grande partie de notre vie et de notre motivation. Un homme, quel qu’il soit, ne peut pas s’intéresser à tous les aspects de l’existence : il saisira son environnement, il l’observera, en fonction uniquement de ce qui l’intéresse. A la base de tout acte de perception, et par suite à la base de toute action ou projet, il y a une conception préalable de notre environnement. Or ce qui nous intéresse de façon préalable dans l’environnement où nous agissons résulte en partie de ce que celui-ci a pu forger en nous.


Un exemple personnel: une jeunesse difficile, disposant de peu de moyens pour faire face aux exigences de mon environnement, vécue dans un sentiment d’insécurité quasi permanent, peut conduire sur deux chemins opposés. Le premier est marqué par l’insoumission aux exigences de la réalité et des êtres, doublé d’une volonté de s’affirmer en forçant ou brusquant tout. Le second est marqué par une volonté de comprendre les êtres, les choses et les situations afin de les aborder de manière adaptée, en s’appropriant les moyens et les méthodes d’analyse et de connaissance. C’est manifestement ce second chemin que j’ai pris, ou qui s’est présenté à moi, parce qu’au départ existe une curiosité intellectuelle prédisposée en laquelle je pouvais me réfugier et qui fut le moteur ou la source d’énergie qui m’a permis de m’extraire vers l’avenir. Mais pour les deux types de chemins c’est toujours la même angoisse qui se trouve à l’origine: la crainte de l’inconnu que suppose l’insécurité, donc crainte de l’aspect irrationnel qu’il revêtait pour moi. Sur le premier chemin, on va braver cet inconnu par la force comme pour exorciser le sentiment d’insécurité, ce qui demande énormément d’énergie, souvent indisciplinée et, paradoxalement, génératrice à son tour d’insécurité pour les autres. Sur le second chemin, l’irrationnel qui représente l’inconnu et l’insécurité qui l’accompagne, est éradiqué, voire dompté, canalisé par une attitude qui se veut ou qui se dit fondée sur l’esprit rationnel, ce qui, immanquablement, donne quelquefois l’impression d’un esprit de compromis, excessivement diplomate, voire hésitant, manquant d’ardeur et d’énergie. Parfois les deux chemins se croisent, car rien n’est monolithique dans la complexité du réel, et alors la révolte du premier vient contaminer la recherche d’adaptation du second.

Ceci illustre que tout ce que l’on peut présenter sous un aspect de discours rationnel ou analytique, comme je le fais dans ce document, n’est en fait que l’expression de notre motivation, de notre moteur, alimentée d’une manière ou d’une autre par les marques de notre vécu. En réalité, on parle toujours de soi-même. Au-delà de l’aspect doctrinal des exposés se dessine une quête subjective, voire affective, en tant que réponse de survie face à la réalité vécue. Et ce qu’il y a de magique, en fin de compte, c’est que le fait de prendre conscience du caractère subjectif de l’attachement à l’esprit rationnel restitue un caractère objectif au discours qu’exprime cet attachement car le relativisant.


Je voudrais, dans ce document auquel j’ai commencé à réfléchir depuis environ 1977, et qui s’est enrichi de mes quelques expériences personnelles et professionnelles, faire comprendre que le caractère partiel et partial de nos visions du monde et de nos actions n’empêche pas de les communiquer entre nous : cela est possible si on les place à un niveau fédérateur qui permet de restituer à un fait subjectif une part de valeur objective donc communicable.


Ce niveau fédérateur est un outil familier au scientifique appelé « Principe d’Objectivité », chose désormais connue quoique d’application peu habituelle dans la vie quotidienne. Ce qui est original dans mes propos, donc contestable, c’est que ce principe puisse servir de base à une règle de vie : avec une vision des événements et des êtres non seulement analytique mais aussi globale qui intègre le sujet et son environnement, il amène des considérations pratiques auxquelles nous sommes peu habitués. Ces considérations font l’objet des chapitres qui suivent. Elles décrivent comment s’applique le principe d’objectivité dans les différents domaines, selon qu’il s’agisse :

- de critères pour prendre la mesure des choses et des événements,

- de critères pour agir, accomplir les projets tant au niveau individuel qu’au niveau social,

- d’une certaine spiritualité axée sur la sérénité, qui accompagne et résulte de la mise en œuvre des deux premiers critères.

Ces domaines forment des lignes d’actions arborescentes qui concourent au but suivant : accomplir notre liberté, notre gratuité au moyen de notre projet de vie, dans le respect, voire la promotion de celles des autres et de nos environnements, car c’est ainsi que s’incarne dans notre réalité le principe d’objectivité que je suppose être une valeur universelle.


Les trois lignes d’actions évoquées ci-dessus seront détaillées dans le document, mais elles sont rapidement présentées ci-après :


- Prendre la mesure des choses et des événements : c’est-à-dire raisonner juste sur des faits bien établis. Je propose pour cela de recourir à la méthode rationnelle qui permet, grâce au principe d’objectivité, d’établir les faits de manière objective (méthode expérimentale) et d’en tirer une connaissance qui puisse être utilisable, communicable, prévisionnelle (raisonnement). Je précise que la méthode rationnelle est efficace tant dans les activités « purement » scientifiques que dans la vie quotidienne aux deux conditions suivantes :

- (a) prendre en compte pour l’objet observé son environnement et son projet,

- (b) prendre en compte dans le processus d’observation le sujet qui observe et son projet.

Dans ces conditions, la connaissance apportée par la méthode rationnelle intègre aussi l’incertain sans pour autant le résoudre. Ainsi la méthode rationnelle ne se réduit pas à la seule approche analytique ou cartésienne, mais utilise l’approche globale et complexe. Pour qui s’imprègne dans son comportement de l’esprit de cette méthode, toute chose peut être perçue et comprise par delà les spécialités qui donnent une vision parcellisée du monde. Je soutiens que tout homme peut posséder l’esprit scientifique, rationnel dans sa perception, sa réflexion et son action sans pour autant avoir le statut de spécialiste.

Lorsqu’elle concoure au but cité plus haut, l’éducation doit non seulement apprendre à l’individu l’esprit de la méthode rationnelle et son inséparable esprit critique, mais aussi, et dans cette fin, lui apprendre à se définir et à conduire son projet. Il sera question que la conduite de son projet, comme l’esprit critique, doivent s’accompagner d’humilité constructive : celle-ci implique en effet, pour conduire le projet, de tenir compte de la réalité et de prendre la mesure de nos actes et de notre environnement, et pour l’esprit critique, d’admettre ne rien savoir d’avance afin de ne pas considérer comme acquis ce qui mérite d’être éprouvé.


- Agir, accomplir les projets tant au niveau individuel qu’au niveau social : c’est-à-dire établir des critères qui permettront de se donner des objectifs et des résultats à atteindre (qu’est-ce que je veux et pourquoi ?), des critères sur les actions qui conduiront aux objectifs et résultats (comment dois-je faire ?), puis agir et vérifier qu’ils sont bien atteints (ai-je bien obtenu ce que je voulais ?), tout cela en tenant compte de contraintes (quelles contraintes issues de mon environnement, des incertitudes, des principes permettent et autorisent le choix des résultats à atteindre et la façon de les atteindre ?).

Cette démarche pragmatique utilise comme données d’entrée les données de sortie obtenues dans la première ligne d’actions ; elle conduit, pour le résultat obtenu, à prendre de nouveau la mesure des choses et des événements (évaluation, retour d’expérience, critique rationnelle) et le cycle recommence. Au-delà de l’aspect purement utilitariste qu’elle évoque de prime abord, la démarche pragmatique a pour première contrainte l’exigence que le projet, quel qu’il soit, s’accomplisse dans le respect de valeurs qui sont la conséquence, au niveau individuel et social, du principe d’objectivité : respecter, même promouvoir la liberté, la gratuité des individus exprimées à travers leurs projets.

Cette liberté, ou gratuité, est la conséquence de la nature contingente de toute existence, telle que l’exprime le principe d’objectivité. La contingence n’est pas une valeur stérile, source de désespoir. Elle est bien au contraire porteuse de liberté et de promesse parce que, une fois acceptée, elle ramène au principe commun à toutes les choses existantes et selon lequel s’expriment leurs multiples réalités. J’ai en effet admis que le principe d’objectivité est une valeur universelle et que, par définition, il n’y a pas lieu de chercher si elle découle à son tour d’une réalité plus fondamentale, ce qui est volontairement une attitude rationnelle positiviste. En conséquence, on ne s’étonnera pas que la seule réalité ultime que l’on puisse considérer soit nécessairement « floue et lointaine » [5] (1) puisqu’elle ne s’exprime que par un principe qui est seulement vérifiable dans la réalité concrète, champ de la méthode expérimentale, et non pas par une « entité » directement accessible.

Cette façon d’affirmer, somme toute, que le but de la vie est la vie, n’est pas une vision naïve ou anti-philosophique des choses ; tout en apportant à coup sûr les outils les plus efficaces pour lier dans une boucle la mesure et l’action, elle résulte d’une analyse portant moins sur les résultats de la connaissance que sur l’application des principes qui permettent de les obtenir.

Comme je le montrerai, la prise en compte du sujet et de son environnement dans la démarche pragmatique conduit celle-ci à utiliser le processus de « double adaptation » et à la nécessité pour l’homme de s’interroger sur sa façon d’observer et d’interroger le monde (prendre sa distance et sa propre mesure).

L’implication sociale de cette démarche pragmatique mérite dès à présent un rapide développement, que voici.

La vie de chacun est centrée sur la réalisation d’un projet d’initiative individuelle, même si ses conséquences et ses bénéfices sont d’ordre collectif. Il n’y a pas de projet plus considérable qu’un autre, c’est pourquoi les projets sont admissibles dans le respect de la liberté des autres et ne se conçoivent pas en terme de compétition. Les raisons proviennent du Principe d’Objectivité, selon lequel aucun projet final n’est avéré dans les processus de notre monde et dans l’outil de leur connaissance. L’ignorance d’un projet final universel, l’impossibilité d’y accéder posée comme un principe, confèrent à tout projet admissible et à tout être qui le réalise la valeur inaliénable de gratuité ou de liberté. Les projets qui ne respectent pas cette valeur sont à écarter ; veiller à son respect est un devoir, le seul projet nécessaire compatible avec le principe rationnel et positif d’objectivité, fondement de la Raison.

A partir du moment où les êtres humains vivent ensemble pour former une collectivité au sein de leur environnement, l’accomplissement du seul projet nécessaire qui consiste à respecter et faire respecter la gratuité des individus et la liberté de leurs projets, est de responsabilité collective et donc est un acte social. C’est par définition la mission première de la structure publique. L’interaction de cette responsabilité collective et des projets individuels admissibles constitue la morale ou l’éthique, les seules à ne pas invoquer une quelconque métaphysique.

Sur ces bases se déclenchent alors tout un mécanisme de contraintes suivant lesquelles sont examinées les conditions des activités humaines au sein de leurs environnements : ces conditions se révèlent complexes, « systémiques », alors qu’elles découlent de l’apparente simplicité du principe d’objectivité ; il est vrai que celui-ci affirme une ignorance, une impossibilité, chose qui, bien connue par exemple en physique, aboutit souvent aux modèles les plus sophistiqués (exemples : second principe de la thermodynamique, incertitudes de la mécanique quantique, théorie des bifurcations...)

Les conditions qui contraignent les activités humaines sont telles qu’aucun intérêt ne peut prévaloir au détriment des autres, ni individuels, ni catégoriels, ni économiques, ni culturels, etc. Garantir cela est la seule mission d’une structure publique. Y souscrire par le respect des lois et des règles qui apportent cette garantie, c’est être un citoyen intégré dans cette structure publique (république). A noter que les lois, les règlements, la norme ne visent pas à faire coller les projets et les individus à d’autres, ce qui serait négation des différences et de la gratuité de chacun, mais ont pour raison d’être d’offrir un cadre commun qui protège leurs réalisations et les rend communicables.


- Accompagner tout cela d’une certaine « spiritualité », une certaine sérénité : parce que mesurer et agir selon le respect, voire la promotion de la gratuité et de la liberté conduisent, comme je l’ai dit plus haut, à une réalité universelle, la sérénité en émerge et favorise à son tour l’efficacité de la démarche. Or la sérénité est fondamentalement subordonnée à l’humilité, valeur largement développée dans le document. Elle prolonge dans les actions quotidiennes l’une des premières vertus nécessaires à celui qui interroge la nature : l’humilité face aux réponses données par la nature, et suite à la nécessaire discrétion de l’observateur, invite au doute constructif, capable de construire des outils de connaissance et d’action. En particulier ce doute invite à se méfier des tentations qui consistent à extrapoler un vocabulaire adapté à notre monde macroscopique et forgé par lui, à des phénomènes mal connus et a fortiori aux concepts métaphysiques.

Il s’agit d’une spiritualité qui, comme je le montrerai, consiste à constater, accepter et promouvoir la contingence qui fonde notre liberté, ce qui demande le discernement rationnel autant de notre monde intérieur que de notre environnement. Curieusement, on s’apercevra que bien des conclusions qu’elle suscite sont semblables à celles de certaines attitudes religieuses ou spirituelles, une fois dépouillées de leurs aspects dogmatiques, anthropocentriques et superstitieux.


SOMMAIRE


1 - INTRODUCTION

2 - PRENDRE LA MESURE DES CHOSES ET DES EVENEMENTS

2.1 - PRENDRE LA MESURE DES CHOSES ET DES EVENEMENTS, CONDITION NECESSAIRE A L’EQUILIBRE INDIVIDUEL

2.2 - LA METHODE RATIONNELLE, OUTIL POUR PRENDRE LA MESURE DES CHOSES ET DES EVENEMENTS

2.2.1 - Vocations de la méthode rationnelle

2.2.2 - Les bases de la méthode rationnelle ; principe d’objectivité

2.2.2.1 - Méthode expérimentale et représentations du réel

2.2.2.2 - Présentation des outils de la connaissance rationnelle par un exemple

2.2.2.2.1 - Un piquet planté en terre...

2.2.2.2.2 - Entrée en scène de l’abstraction...

2.2.2.2.3 - L’appariement et le dénombrement : outils fondamentaux de l’esprit humain

2.2.2.2.4 - Pas d’observateur privilégié !...

2.2.2.3 - Le Principe d’Objectivité

2.2.3 - Premières conséquences du principe d’objectivité

2.2.3.1 - Gratuité ou contingence

2.2.3.1.1 - Système isolé (ou fermé)

2.2.3.1.2 - Système non isolé (ou ouvert)

2.2.3.2 - Les relations entre les faits, source de la connaissance objective

2.2.3.2.1 - L’art de bien établir les faits

2.2.3.2.2 - Qu’appelle-t-on alors caractère scientifique?

2.2.3.3 - L’esprit critique, indissociable de l’esprit rationnel

2.2.3.3.1 - Peut-on parler de limites du principe d’objectivité?

2.2.3.3.2 - Validation expérimentale d’une idée et réfutation (ou falsifiabilité)

2.2.3.3.3 - Faut-il être « savant » pour pratiquer l’esprit rationnel?

2.2.3.3.4 - Quelle est la première qualité individuelle pour pratiquer l’esprit rationnel?

2.2.3.4 - La pratique, dans l’état d’esprit rationnel

2.2.3.4.1 - Le principe d’objectivité interdit-il les systèmes finalisés?

2.2.3.4.2 - Systèmes complexes et liberté

2.2.3.4.3 - Les différents aspects sous lesquels on peut percevoir un système complexe

2.2.3.4.4 - Les deux composantes de la stratégie de l’adaptation

2.2.3.4.5 - Notre environnement

2.2.3.4.6 - L’action pragmatique dans l’esprit rationnel

2.2.3.4.7 - Le but de la vie est la vie

2.2.3.4.8 - Résultats, contrat et respect de l’individualité

2.2.3.4.9 - Hasard, nécessité et finalité

2.3 - QUELQUES EXEMPLES ILLUSTRANT LE ROLE DES « DONNEES INVARIANTES » DANS LA MODELISATION DU REEL

2.3.1 - Rappels sur le rôle de la méthode expérimentale dans la connaissance rationnelle

2.3.2 - Exemple simple d’invariance : une bouteille d’eau

2.3.3 - Autres exemples d’invariances : physique de Newton, physique relativiste, géométrisation de la physique

2.3.4 - Pathologie du comportement

2.3.5 - Sociologie

2.3.6 - Droit et principe d’objectivité

2.3.7 - Neurophysiologie du comportement et psychanalyse

2.3.8 - L’économie mondialisée

2.3.9 - Politique internationale

2.4 - LA METHODE EXPERIMENTALE: L’ART DE BIEN ETABLIR LES FAITS

2.4.1 - La validation expérimentale

2.4.2 - Condition pour qu’un modèle contienne des propriétés mesurables (ou condition d’  « adjonction »)

2.4.3 - Le protocole expérimental: mise en oeuvre de la méthode expérimentale

2.4.3.1 - Protocole expérimental à respecter pour une expérimentation purement matérielle

2.4.3.2 - Protocole expérimental à respecter pour une expérimentation numérique concourrant à une expérimentation matérielle

2.4.3.3 - Conclusion générale du paragraphe 2.4.3

2.5 - CAS DES SYSTEMES COMPLEXES

2.5.1 - Qu ’est un système complexe?

2.5.2 - Les quatre principes des systèmes complexes (ou paradigme systémique)

2.5.2.1 - Précepte de pertinence

2.5.2.2 - Précepte du globalisme

2.5.2.3 - Précepte téléologique

2.5.2.4 - Précepte de l’agrégativité

2.5.3 - Du principe d’objectivité aux quatre préceptes du paradigme systémique

2.5.3.1 - Imprécisions et perturbations: sources du précepte de pertinence

2.5.3.1.1 - Tout modèle d’un système complexe doit intégrer la part d’ignorance que nous en avons

2.5.3.1.2 - Perturbations et imprécisions: exemple du thermostat

2.5.3.1.3 - Conséquence: précepte de pertinence

2.5.3.2 - Conséquence de la prise en compte de l’environnement: précepte de globalisme

2.5.3.3 - Les effets de l’observation ou de la mesure sur le système: précepte d’agrégativité

2.5.3.4 - Le projet du système en tant que maintien d’une certaine permanence: précepte de téléologie

2.5.3.5 - Exemple: des grenouilles sur un nénuphar

2.5.4 - Effets d’échelles et complexité

2.5.5 - Deux mots sur le « continu » et le « discret »

2.5.6 - Apport de variété comme facteur de stabilité par adaptation

2.5.7 - Les sept fonctions fondamentales d’un système complexe

2.5.8 - Le phénomène d’ « émergence » dans un système

2.6 - L’EDUCATION DANS L’ESPRIT RATIONNEL ET L’ESPRIT CRITIQUE

2.6.1 - Introduction

2.6.2 - Le doute expérimental: facteur d’humilité

2.6.2.1 - Une vérité théorique peut n’être qu’une affirmation idéologique

2.6.2.2 - Méfiance envers la « force d’expansion » d’une théorie

2.6.2.3 - Du bon usage de l’approche système

2.6.2.4 - Méfiance envers des explications reconstruites pour justifier le maintien de situations antérieures

2.6.2.5 - La critique rationnelle

2.6.2.6 - Critique du concept de déterminisme

2.6.3 - L’éducation dans l’esprit de la démarche rationnelle et expérimentale

2.6.3.1 - Deux stratégies de base

2.6.3.2 - Principe 1

2.6.3.3 - Principe 2

2.6.4 - Outils pratiques pour l’enseignement de l’esprit rationnel et expérimental

2.6.4.1 - Retour sur les principes généraux de base pour maîtriser la connaissance

2.6.4.2 - Mise en oeuvre pratique

2.6.4.2.1 - Identifier les fonctions

2.6.4.2.2 - Comprendre les principes utilisés dans le fonctionnement du produit

2.6.4.2.3 - Pour utiliser le produit

2.6.4.2.4 - De l’approfondissement à l’ouverture

3 - ARRET SUR L’IMAGE

3.1 - ZAPPING SUR LA QUESTION DE L’IMAGE

3.2 - LES NEGATIONS DU POSITIVISME

3.3 - LA FIN DES ILLUSIONS AVEC LE POSITIVISME LOGIQUE

3.4 - DANGER POUR LES FAUSSES SCIENCES: LA « FALSIFIABILITE » DE POPPER

3.5 - LA PHILOSOPHIE MARXISTE DOIT-ELLE SE RANGER AU MUSEE DES IDEES?

3.6 - LA PSYCHANALYSE EST-ELLE UNE HISTOIRE DE FOU?

3.7 - PHENOMENOLOGIE : QUAND LA REALITE EST CONSCIENCE...

3.8 - LA CONNAISSANCE DANS TOUS SES ETATS

3.8.1 - La difficile pêche du « poisson soluble »

3.8.2 - Interprétation de l’onde quantique

3.8.3 - On ne peut « forcer le Royaume »

3.8.4 - La physique quantique explique-t-elle en partie la conscience?

3.8.5 - Et le recours à l’image dans tout ça?

3.8.6 - Dieu, et par-delà les horizons de la connaissance

3.8.6.1 - Et si l’ombre était signe d’une lumière?

3.8.6.2 - Horizons du savoir, oraisons du vouloir

3.8.6.3 - Ici et maintenant

3.8.7 - L’esprit de l’homme ne peut pas accéder à la réalité ultime des choses

3.8.8 - Honnêteté intellectuelle, s’il vous plaît!

3.8.9 - La connaissance scientifique est-elle a-culturelle?

3.8.10 - Education et liberté

4 - AGIR

4.1 - RAISONS D’ETRE DE L’ACTION RATIONNELLE

4.2 - APPLICATION AUX ACTIVITES ET PROJETS

4.2.1 - Rappels sur les fonctions principales d’un système produit

4.2.2 - Maîtrise des processus: fonctions principales d’un système d’actions

4.2.3 - Le projet: principes généraux

4.2.4 - Des ressources pour des processus, des processus pour réaliser un produit

4.2.5 - Quelques principes d’une bonne communication

4.2.5.1 - Rôle de la communication dans les projets

4.2.5.2 - Etre un bon récepteur

4.2.5.3 - Etre un bon émetteur

4.2.6 - Du management de projet à l’esprit de service

4.3 - POUR QUE LE PROJET SOIT PORTEUR DE SOLIDARITE: CITOYENNETE DU PROJET

4.3.1 - Valeurs de partage, valeurs d’échange

4.3.2 - La défense des libertés et le refus des intolérances

4.3.3 - Essentiel de la mission publique

4.3.4 - L’environnement comme un bien collectif

4.3.5 - Nécessité et limites de la sphère privée

4.3.6 - Diversité des cultures et universalité des droits

4.3.7 - La citoyenneté: ouverture à l’universel

4.3.8 - Conclusion

5 - ASPECTS ETHIQUES

5.1 - LA DIVISION INTERNE DE L’HOMME ET LA VOIE DE LA SERENITE

5.2 - L’UNION DE L’ETHIQUE ET DE LA RAISON

5.3 - L’HUMILITE, VALEUR RATIONNELLE

5.4 - VOYAGEUR EN TRANSIT...


REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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1Les numéros entre crochets [ ] renvoient aux références bibliographiques listées à la fin du document.

©Frédéric Élie : Mesurer et Agir – 24 mai 2000