ACCUEIL

Article complet au format pdf, cliquer ici

Entre fission et fission, l’énergie nucléaire durable :

le chaînon manquant, le réacteur à plasma de fission ?



Fabrice Pélestor

Ingénieur en génie atomique (INSTN Saclay)


avril 2012

La reproduction des articles, images ou graphiques de ce site, pour usage collectif, y compris dans le cadre des études scolaires et supérieures, est INTERDITE. Seuls sont autorisés les extraits, pour exemple ou illustration, à la seule condition de mentionner clairement l’auteur et la référence de l’article.


L’énergie d’origine nucléaire est utilisée, directement, depuis très peu de temps, particulièrement au regard de l’utilisation de l’énergie chimique.

En effet, selon des recherches effectuées récemment, dans les années 1990, le feu (d’originechimique) était déjà utilisé par l’Homo Erectus de façon domestique, il y a 500 000 ans.

On constate donc (sur la durée) que, pour l’instant, l’énergie est un des maillons du développement durable tel que mis en avant en 1983 par un rapport de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement, commission créée en 1983 par l'O.N.U, et présidée par Mr Gro Harlem Brundtland jusqu'en 1987.

En effet le développement durable a été défini comme « le développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de besoin, et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d'accorder la plus grande priorité, et l'idée des limitations que l'état de nos techniques et de notre organisation sociale imposent sur la capacité de l'environnement à répondre aux besoins actuels et à venir ». (Rapport Brundtland, Notre avenir à tous, 1987)

Les déséquilibres de la répartition très inégale de la richesse, que la mondialisation n’a pas résolue, et la dégradation de la biosphère sont à l’origine de cette notion qui se veut une réponse à ces déséquilibres.

D’après cette définition, le développement durable doit donc concilier:

· le social

· l’économie

· l’écologie

De mon point de vue, ce développement doit se faire aussi en remettant l’homme au centre de ces préoccupations. Il ne serait en effet question d’entraîner des souffrances humaines pour résoudre ce problème, sans quoi le but même du développement durable serait nié.

Il me semble aussi probable que la seule dimension matérielle, que ce soit via les richesses ou les organisations des sociétés, évidemment urgentes et importantes, ne suffira pas à apporter une solution. La dimension intellectuelle, peut être même spirituelle, ne doit pas être négligée : le 21ième siècle sera spirituel ou ne sera pas a-t-il été dit !

L’accès à l’énergie illustre parfaitement ces inégalités de répartition de la richesse : 20 % de la population utilise 80 % de l'énergie non renouvelable annuellement consommée.

L’énergie est à l’intersection de deux problématiques : la répartition de la richesse et la dégradation de l’environnement.

La sérénité conférée par tous ces millénaires que nos ancêtres ont réussi à traverser, tant bien que mal, est-elle toujours de mise ou pourrait elle être bousculée ?...