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Résonance de l'eau:

le point sur les fours micro-ondes et les téléphones portables

(cahier de doléances)


Jean-François Lahaeye, 28 décembre 2004


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Tous les objets sont plus ou moins colorés. Les pigments colorés correspondent à des spectres d’absorption parfois assez complexes de certaines couleurs par les substances, tandis que les couleurs complémentaires sont réfléchies, transmises ou diffusées. Les fréquences (couleurs) absorbées ou émises par les corps gazeux sont les raies spectrales (couleurs de la lumière, non des pigments). Mais ces raies sont, dans les cas des liquides et des solides, élargies ou remplacées par des bandes qu’on appelle « bandes de relaxation ». On sait que Goethe ne parvint pas à réfuter la théorie des couleurs de Newton. Il y a pourtant au moins un point fort dans l’idée de Goethe : un mélange de pigments colorés ne donne pas du blanc mais du noir. Ce fait (généralement présenté sous la forme de théorie soustractive par opposition à la théorie additive) n’a été pleinement compris qu’au vingtième siècle avec la théorie quantique de l’émission et de l’absorption des couleurs par les atomes et les molécules, les cristaux et les centres colorés des molécules complexes. Ce n’est pas le lieu de développer ici un cours d’optique physiologique expliquant la perception des couleurs, ni même un cours complet d’optique physique expliquant leur nature. Il s’agit plus modestement de mieux comprendre dans quel monde nous vivons, tant dans sa donnée naturelle que dans ce que l’homme peut en faire de meilleur ou de pire. Il ne s’agira donc ici ni de la théorie des couleurs de Goethe ni de celle de Newton, mais de celle de Bohr et Heisenberg.

Un exposé complet sur la résonance de l’eau serait assez complexe. Cependant un exposé des grandes lignes n’est pas infaisable. Les quelques développements mathématiques sont volontairement relégués en notes de bas de page, à l’usage de quiconque voudrait en savoir un peu plus ou consulter des ouvrages techniques. D’autre part un exposé sur le téléphone portable ne saurait en aucun cas faire l’impasse sur la nature spécifique de son danger : la résonance de l’eau. Pour quiconque désire aller un peu au delà de la simple vulgarisation et rentrer dans une démarche de compréhension analytique minimale, il convient de s’initier au maniement des systèmes d’unités ainsi qu’aux corrections que j’ai du apporter à la partie électrique des unités métriques et républicaines telles qu’elles figurent dans le Système International actuel. Si le modèle de Debye (et celui de Cole-Cole) introduit un schéma équivalent avec des résistances et des condensateurs pour expliquer les pertes diélectriques (principe des fours micro-ondes) en termes de bandes de relaxation, je propose aussi un modèle avec des bobines et condensateurs pour expliquer les résonances diélectriques au voisinage desquelles se produisent ces pertes : en d’autres termes je propose un schéma équivalent à des résonances quantiques. Cet exposé, qui ne prétend pas être exhaustif, présente l’avantage de pouvoir être mis à la portée de la culture de lycée. Pour le compléter, il convient de le combiner non seulement avec la théorie de Debye, mais aussi et surtout avec la théorie quantique des rotations des molécules. La théorie de Debye n’explique pas pourquoi le temps de relaxation de l’eau liquide coïncide approximativement avec la période de la première résonance de rotation de l’eau : c’est que la résonance quantique doit jouer un rôle y-compris pour l’eau en phase liquide. Le modèle que je propose pourrait fournir la connexion manquante entre les deux théories...